jeudi 10 septembre 2015

Un fantasme

Une fois de plus... ca a recommencé...
J'ai assisté impuissante à l'histoire...

Je suis comme un fantasme pour les hommes, une belle aventure à laquelle on veut croire,  dans laquelle on se lance avec toute la fougue de la passion....
Puis la réalité réapparaît et je ne fais jamais le poids.
Je suis une parfaite image de ce que devrait être une histoire d'amour comme dans un film... mais pas assez bien pour qu'on le fasse durer pour elle.
Comme dans un film, il faut bien que ça s'arrête. On en garde d'abord un gout de trop peu puis on finit par s'en lasser ou s'en souvenir vaguement avec un arrière goût nostalgique.

Et toujours dans ce cas on me demande d'être raisonnable. Parfois clairement en m'abandonnant. Parfois de manière plus floue en me laissant espérer tout en sachant que ça ne mènera à rien.

Au fond, je dois aimer ce jeu puisque je joue sans cesse... mais quand sera-t-il lorsque je n'aurais plus la fraîcheur de jouer? comme on me l'a si bien dit... je vais me faner et alors...?

Cette fois ci, la différence c'est que je me suis laissée prendre au piège. Je m'étais pourtant promis qu'on ne m'y prendrait plus, que je resterais forte ! Sentir cette chose s'agiter dans ma poitrine  très peu pour moi. Et vu les dégâts qui y ont déjà été fait la première fois... non merci !
Alors oui... Cette fois je savais... j'aurais du mieux me protéger, ne pas baisser ma garde... j'ai voulu me laisser séduire un temps... voir ce que cela faisait...
Mais comme toujours, je n'ai pas fait le bon choix.... j'aurais du savoir qu'il était comme les autres. Qu'il s'ajouterait à cette longue liste d'hommes incapables de m'aimer réellement. Les promesses, les caresses et les regards.... vains. Extrêmement jolis et doux.... mais vains. On échappe pas à ce que l'on ne veut pas...

Les gens autour de moi me regardent et t'accusent. C'est normal, ils ne voient que le mal qui me cerne les yeux et m'enlève mon sourire. Mais ils ne réalisent pas que ma peine dépasse de loin ce que tu m'as fait. Tu n'es finalement qu'une goutte d'eau dans le lac de mes échecs.

Une goutte particulière cependant... car ils ne voient pas, n'ont pas vu le sourire que j'avais en pensant à toi, seule. Ils ne savent pas cette sensation terriblement grisante qui parcours mon corps au moindre de tes contacts.... une main qui m'effleure, un souffle sur mon cou, un genoux qui me frôle.... un regard.... et ce sentiments de bien être quand j'étais avec toi où que ce soit.  Malgré tout et parfois même malgré moi...tu sais.... j'aimais t'aimer....

Tu sais... je ne pensais pas que mon coeur pouvait encore être brisé... tu m'as prouvé le contraire...

Mais celle qui t'a ouvert son coeur avait certainement la tête ailleurs ce jour là... tu as vu la sensible, tu l'as fait vibrer puis souffrir.... Mais ne t'inquiète pas, la forte la soutient et remontera la pente pour elle... pour le moment, elle doit juste faire son deuil....

Je m'en retourne à mon statut de fantasme... je ferme mon coeur qui n'est déjà plus qu'un tas de cendres.  Adieu beauté fragile et de nouveau Bonjour mon cher côté sombre...