lundi 4 juin 2012

L'ombre de moi-même....

Je laisse voguer mon intellect, il se perd. Je ne sollicite plus ces neurones qui s'évertuaient à tant de facéties il y a peu... Mon esprit s'endort paisiblement pour mieux se détourner du monde qui l'entoure. Il n'est plus capable du moindre tour, ni même de la plus simple des prestations. Il était si joyeux, si plein de ressources et de tour de passe-passe pour elles.

N'est-il pas beau cet observateur qui voit le monde à travers des yeux vides ? Ne rien ressentir permet-il d'apprécier à sa juste valeur ces couleurs, ces formes, ces odeurs et ces sons qui composent notre monde ?
Je voudrais qu'on éteigne la lumière sur ce théâtre ce soir. Je voudrais respirer la tranquillité de mon existence ou la fureur de ma non-existence.

Du premier jour où il la vit, il su que cela l'aurait bouleversé.
Du premier regard qu'il lui jeta, il su qu'il l'avait déjà tué.
Du premier mot qu'il lui dit, il su que la mort n'était déjà qu'un lointain souvenir.

Perte et abandon sont des mots que je connais de mieux en mieux. Je ne peux rien aimer, rien vouloir, rien espérer car ces choses fileront le plus doucement possible de ma vie afin d'en souffrir langoureusement et de profiter de cette souffrance.

Telle une flèche que l'on retirerai du corps d'un combattant, mes atouts et mes chances me sont retirer un par un en prenant soin d'en faire glisser la tige afin de garder la plaie ouverte, de ressentir le crochet déchirer petit à petit ma peau et de me faire supplier le désir de cette douleur... Car son arrêt me serait fatal......

Ma vie, tu m'as réunie pour nous rendre plus faibles. L'une défendait l'autre car elles ne se connaissaient pas assez pour s'aimer. Quelle prouesse de leur avoir permis de fusionner et d'ainsi d'une union est née la mort des entités.

Ne te retourne pas, les miettes s'envolent et tu t'arrêteras là.

Un dernier tour de passe-passe, peut-être ?