
Une parenthèse qui s’ouvre et se referme comme perdue hors du temps et ne sachant où se placer. Je ne sais plus où regarder, je ne sais plus ouvrir les yeux, je ne veux plus les fermer pour mieux me les brûler en les ouvrant.
Je veux du vrai ! Je veux du réel ! Je veux du sincère ! Meilleures des idées ou pires des erreurs ?
Comment peut-on revenir ainsi, après toute la difficulté de se placer au bon endroit, là où l’on doit être ? J’avais réussi à cesser de croire aux rêves beaux et passionnés qui ont naquit un jour en moi, par je ne sais quelle illusion. Croire en ces histories de passion qui ne s’éteignent jamais totalement… J’ai cessé d’y croire, cessé même d’y penser. Sans promesse ni de passé, ni d’avenir, juste en s’accrochant aux quelques instants qui passent, le temps d’un week-end. Comment faire face ? Revenir à l’état initial, à la douleur ou pire, à l’indifférence ? Pas maintenant… je suis trop fragile, dans la force que j’ai, je trouve ma fragilité.
Je me sens sale, sale de passer de mains en mains, de bras en bras, de corps en corps sans savoir aimé réellement, correctement. Je n’ai pas supporté les caresses de celui que j’ai tant aimé, comment pourrais-je en apprécier d’autres ? L’amour aurait-il passé son chemin devant moi ? Et la plaisir, le doux plaisir que la rencontre de deux corps m’a si souvent apporté, a-t-il lui aussi passé son chemin en me voyant ? Le dégout me vient si vite maintenant, avant même un contact, avant même l’envie, le dégout m’arrache et me brule la gorge… avant de me renvoyer à cette solitude.
L’amitié comme un secours plus pervers car il n’est pas éphémère, te montre un possible, te montre qu’ailleurs … oui, ailleurs tout existe. L’amitié comme une consolation cruelle. Le plaisir, le soutien… sous forme d’une réalité à laquelle je voudrais échapper. Comme des mains tendues au dessus d’un puits dans lequel tu tombes, ses mains qui te maintiennent, te rattrapent pour éviter que tu ne sombres… mais qui au fond n’ont pas la force de t’en faire sortir et te montre simplement qu’à l’extérieur, il fait beau... oui, à l’extérieur tout est possible.
Un jour, je lâcherais ces mains. D’avoir aimé, d’avoir connu ne change rien. Regardes la fenêtre, un jour surement, elle m’attirera plus que d’habitude et je cesserai ainsi d’être la violence d’une vie.

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