dimanche 25 octobre 2009

Les mots

Lorsque les mots sortent, lorsque les sentiments prennent corps à travers eux, que se passe-t-il?
Mettre en parole un ressentis lui donne-t-il moins d'importance ou serait-ce une vue de l'esprit. Lorsqu'en parlant à quelqu'un les yeux dans les yeux on comprend tant de chose, n'est-ce pas qu'il y avait l'évidence bien avant les mots? L'inéluctable vérité que nous ne voulions voir?
Il est tellement plus simple de se laisser guider par des sentiments premiers venus, ceux de la surface, ceux qui agissent sur votre vie et la gère à votre place. Mais qu'en est-il du vrai? Les origines des sentiments blessants?
N'est-il pas que la personne qui se refusent à laisser partir un ancien amour qu'elle sait mort, a simplement peur de l'abandon? N'est-il pas qu'en chaque parole, l'espérance naissante n'est qu'une joie furtive de l'apparition d'un possible? Et ce possible, en veut-on vraiment, où est-ce juste le voir qui en donne le plaisir?
Lorsque dans les yeux d'une personne à qui vous dites une chose, vous en voyez une autre,... est-ce le mal qui vous ronge, la peur d'avoir raison ou tort, la culpabilité d'avoir essayé de vous tromper vous même?
Lorsque les mots sortent, ils emmènent avec eux bien plus que ce dont-ils parlent. Ils vous font découvrir les milles autres choses qu'ils avaient jusque là contenu. Les mots vous font comprendre qu'un sentiment ne vient jamais seul, ne nait jamais de lui même.... la vie, l'enfance... la trahison, l'espoir... l'envie, le savoir... tout, rien, un peu... Les mots comme des poignards d'une réalité qui torture, les mots comme des libérateurs de ce qui vous pesez tant, les mots comme des rideaux qui se lèvent et vous montrent un spectacle, celui que vous veniez voir.... ou un autre, plus beau, plus grand, et si différent.
Mettre en mot un ressentis juste pour avancer. Mettre en mot un ressentis et regarder vers l'avenir, le sourire aux lèvres, près à émettre d'autres mots, plus tard, plus beau.

Un mot du passé dit au présent pour l'avenir.

mercredi 21 octobre 2009

La vie, ... ce petit jeu.

Le tout est là. C'est en nous que cela se passe, non pas que l'extérieur n'a pas sa place, mais le théâtre ne se joue pas dehors en vérité. Il est interne.

On lutte pour devenir quelqu'un, pour donner une certaine image, ou une autre, ou encore on lutte pour obtenir du respect, de la fierté...on lutte pour paraitre, pour connaitre ce que l'on est, ce que l'on veut être. Mais ceci n'est que foutaise. Nous ne sommes rien... rien de plus que comme la vie nous a faite.

La vie est comme un jeu, pas toujours drôle certes, mais un jeu. Un jeu dont la donne a été faite sans nous, dont les règles ne se préoccupe que de l'ensemble du jeu et non de nos petites luttes intérieures, futiles... Les pions que nous sommes avancent sur des casses qui nous sont accessibles, qui ont été placé pour que nous y soyons aux instants précis où nous jouons. Il ne faut pas lutter contre la position que l'on a, mais depuis celle-ci. Prendre conscience des atouts que l'on a mis entre nos mains, quelqu'ils soient, si pitoyables soient-ils. Ils sont notre force et surtout notre seule chance de nous en sortir. Inutile de fantasmer sur les atouts des autres, ou d'en imaginer de plus intéressant... quelque soit l'énergie avec laquelle vous lutterez pour, vous ne les obtiendrez jamais, c'est à peine si vous les toucherez du bout des doigts... et c'est tant mieux !

Les atouts les plus immondes sont très souvent distribués. La pure vertu ne fait pas partie du jeu, la sincérité s'en moque et ne point que rarement le bout de son nez, l'honnêteté est bien trop souvent mal utilisée et la manipulation peut toutes les feindre.... La question est : la manipulation est-elle immonde lorsque tout le monde en abuse?

Prendre conscience de son pouvoir, ce n'est pas pouvoir changer, mais c'est pouvoir avancer et gagner des points.

Et n'oubliez pas : souriez avant que l'on ne vous tue.

lundi 12 octobre 2009

Elle aimerait tant...

Elle aimerait tant le voir encore. Elle aimerait tant qu'il n'ai jamais existé. Elle aimerait tant se blottir dans ses bras, se souvenir du goût de ses lèvres. Elle aimerait tant mourir encore.

Elle est dans ce cimetière, elle y repense... ces derniers temps pour elle, tout a été tellement étrange dans sa vie. Elle y a cru, ou a voulu y croire. Elle ne sait plus. Comme une fleur qui peu à peu à perdu ses pétales, comme la rosé qui doucement avec le jour s'évapore pour n'être plus qu'un doux souvenir. Ça ne rime plus à rien et c'est ce qui la garde en vie, cette incohérence. Le pourquoi de tout ça, elle qui tant d'année à cru le connaitre, elle ne sait plus, elle n'y croit plus. Après tout, à quoi cela sert de croire? Ne vaut-il pas mieux ne rien attendre pour ne rien briser? Elle a l'amour au fond du coeur, si fort et si inutile, si intense et si blessant. Chaque bouffée d'air introduite en elle la perce comme des lames de rasoir. Elle sourit. Elle craque. Elle pleure. Elle sourit. A qui? Elle a tant changé, elle est tant la même sans pouvoir rien y faire. Elle ne l'aura plus et elle le désire tant. Il est si simple de rêver à ce que l'on ne pourra plus toucher...
Et pourtant elle est là, dans ce cimetière, elle fait des photos, signe que sa vie d'avant existe encore. Mais ça veut dire quoi exister encore? Elle a tant changé, sa vision, ses espoirs,... elle aimerait tant voir la vie belle à présent alors que rien n'a changé... ou tout, elle ne sait plus. Elle sait juste...

Elle l'aime encore. Rien de plus à dire.

mercredi 23 septembre 2009

Réflexion sur les actions portées

L'homme ne fait rien sans raison, il sait toujours, où du moins le ressent, l'intérêt de ses actes, paroles, pensées. Le plus petit des gestes, la plus insignifiante des phrases se lance à une personne X à un instant T.
Voilà ce qui complique la vie, ce qui la rend si incertaine en actes et si plein de confusion. C'est cette certitude d'un but qui envenime toute action, la rend vil en réel.

J'aime plus me lever le matin, cette impression que plus le temps passe, moins il a d'intérêt. Comme si les joies passées ne seront plus jamais. Comme si une fois la déception de la première fois passée et la blessure arrivées, il n'est plus possible de revenir au point précédent, à l'innocence naïve et agréable.

Passer son temps à abaisser son idéal, sans cesse revoir ses prétentions à la baisse. J'aimerai encore rêver, encore prétendre à un bonheur qui n'est pas que l'acceptation de ce que la vie propose. Se battre pour ramasser les miettes alors même que le gâteau nous faisait envie, voilà vers quoi l'âge nous porte.

Serait-il possible qu'un jour la vie me surprenne? Me surprenne au long terme et non sur un simple mirage éphémère balancé dans mon histoire, sans profondeur? Suis-je encore capable d'y croire à force d'avoir détruit peu à peu mon intérieur? Suis-je encore capable de l'accepter ou ne puis-je plus que me résigner à ce pessimisme ambiant dans lequel j'ai plongé tête la première comme par absolu conviction que rien d'autre n'était possible, que rien d'autre n'était utile?...
Rien....

mercredi 9 septembre 2009

Se faire avoir en dix leçons...

Comme une impression de s'être fait baiser
Je le savais, je le sentais...
Ca y est, c'est prouvé...
Je n'ai plus envie de me battre
Je n'ai plus la force de lutter contre les avis qui divergent
Les gens pensent ce qu'ils veulent, je n'ai plus à me justifier
La vie n'est pas une suite de perfection, ça n'est rien de plus que d'aller de rêves en rêves pour être chaque fois plus déçue et plus vite déçue.... Il ne sert à rien de lutter, il suffit de laisser passer la vie.
Lorsque même vos amis ne peuvent plus vous aider, lorsque même leurs remarquent finissent par vous blesser, lorsque même leur regard se font durs et juges... lorsque l'avenir qu'ils vous prédissent restent toujours sombre quoi que vous fassiez, quoi que vous tentiez...

.... la vie n'est pas une suite de perfection .... bien au contraire et c'est pour ça qu'on lutte.

mardi 1 septembre 2009

Comme un coup de tonnere

Comme une envie de hurler
Comme une envie de tout détruire ici, là, maintenant
Impossible de calmer ces nerfs qui s'obstinent à claquer en dedans
L'impatience, la non action, l'inefficacité et que sais-je encore
Juste une envie d'implosion, d'explosion
Besoin d'ailleurs sans pouvoir même y songer
Comme une envie de voyage pour se calmer
Comme une envie de voyage pour ne pas mourir
Comme une envie de voyage pour respirer de nouveau
Comme un mensonge qui se crée et qui empoisonne
Juste vouloir crier, rire fort, se sentir à nouveau libre et vivante
Pouvoir dire que je ne vais pas cesser de m'envoler ainsi...
... Trop bête, trop tôt ou trop tard
... Je m'effondre dans ma colère sans vouloir m'y laisser prendre
Que l'on ne m'y surprenne pas sans causer de dommage
Qu'une main apposée sur mon épaule change la donne à nouveau

Je veux tout et rien à la fois, je veux sentir et rester indifférente en même temps
Je veux brûler de l'intérieur pour embellir l'extérieur
Je veux voir l'invisible pour lustrer le visible

Je veux.... je veux.... je ne sais pas... je veux juste savoir... savoir ce qui ne sera jamais su....

Je veux par dessus tout, ne jamais oublier et vivre avec !

lundi 31 août 2009

Pourquoi ai-je peur ? Un choix à faire....

C'est étrange ce sentiment qui m'affectent à chaque fois qu'une petite chose me contrarie ou vient briser un plan. N'est-il pas simplement possible de vivre les choses simples? Pourquoi faut-il toujours que lorsqu'une bonne décision est prise, un cailloux vienne s'incruster dans la chaussure?
Il ne restait pourtant que peu de temps, un minimum de patience, d'un côté comme de l'autre. Bien sûr, ce mois n'aurait pas eu lieu, mais après? Mais non, il a fallut se lancer dans cette histoire, se retourner la tête tant l'envie était devenue présente et la présence agréable. Pour le moment, c'est encore beau, mais qu'adviendra-t-il dans quelques jours? Lorsque l'autre reviendra dans ma vie par exemple? Lors de ce café que nous irons prendre? Et que se passera-t-il le jour où elle décidera de le reconquérir? Le jour où ils se rendront compte qu'il leur reste à vivre? C'est comme de voir deux êtres en peines qui ayant pris la bonne résolution de ne pas se laisser faire et de se reprendre en main, se tombent dans les bras et gâchent toutes leurs chances d'une éventuelle simplicité.... Et la jalousie, qu'elle soit exprimée ou cachée, c'est la même. Que poussera-t-elle à faire? Quitter? Oublier? Douter? Pourquoi au final? Se rendre compte que c'est une erreur? Se rendre compte au contraire de toute l'importance que ça a pris? que ça a? Que ça pourrait avoir?
Tant envie d'y croire et si peur d'être blessée... encore...
Et... ce rêve qu'elle avait de le revoir lui, cette tension qui lui emplissait le corps lorsqu'elle pensait a lui qui a disparu et a laissé place à une peur qu'elle ne comprend pas bien. Je veux le voir, je veux vivre nos retrouvailles, mais je tiens à cet autre entré dans ma vie, lui qui a réussi je ne sais comment à détourner mon regard, puis mon corps entier de ce pourquoi je luttais.
Je regarderai surement en arrière bientôt, je n'aurai pas le choix si je ne veux rien regretter, ne pas douter passera par là. Il faudra affronter la tentation pour être sûre.... et si la tentation est trop forte, je saurai alors que je ne suis bonne qu'à répandre le chaos... tout recommencera, et je n'aurai plus qu'à me plier au rôle qu'on m'aura attribué...
J'espère que rien ne se produira, que l'étincelle n'existera plus, mais déjà je sens l'effet de ses simples mots m'atteindre. Tout comme je sens sa marque à elle dans son esprit lorsqu'il est avec moi. L'amour, les sentiments, le désir,.... tout m'ai incompréhensible là, maintenant, à quoi joue-t-on? Est-ce une mascarade stupide ou chacun trahira l'autre? Est-ce au premier qui craquera? Ca ne sera pas moi, je ne le veux pas, mais si l'on m'y pousse..... Je veux cesser de douter, alors j'affronterai !

Avoir le courage de tout détruire pour être sûr de s'engager sur une voie solide....à méditer s'il est possible de le faire.

mardi 14 juillet 2009

J'aime,...

J'aime quand le bonheur s'enchaine on ne sait où est ne revient pas nous voir.
J'aime quand les feuilles de l'arbre qui nous abritait tombent à nos pieds, mortes.
J'aime quand mon cerveau s'enfuit de moi même tant ma raison est devenue instable.
J'aime quand je ne sais plus que faire et que tout deviens alors logique sans l'être le moins du monde.
J'aime quand il arrive tant de choses qu'on finit par ne plus y faire attention.
J'aime quand les gens qu'on respectait se montre sous leur plus mauvais jour.
J'aime quand j'arrive enfin à comprendre qu'il n'y a rien à comprendre.

J'aime penser que tu me reviendras un jour et que je pourrais de nouveau souffrir.
J'aime penser à toutes les manières dont tu pourras me faire mal avec ta délicatesse habituelle.
J'aime penser que nous aurons tant changer que j'en serai démolie.
J'aime penser à toi, seule en pleurant.
J'aime penser que tout se que je ressens ne changera rien à cette cruelle réalité.

J'aime t'imaginer me revenir, me prendre dans tes bras et me dire à nouveau adieu.
J'aime imaginer que je te croiserai dans une rue et que tu ne me reconnaitras pas.
J'aime m'imaginer trahir tous mes efforts pour un simple regard de toi.
J'aime imaginer la déchirure que tu mettras dans mon cœur juste par ta présence, si loin.
J'aime imaginer que l'on refera l'amour,... en rêve.

Pourquoi es tu qui tu es? Sera tu d'ailleurs toujours celui-là? Et moi, suis-je encore celle que j'étais? Est-il vraiment trop tard? N'aime-t-on jamais assez?

J'aurais aimer tenir ta main un peu plus longtemps, j'aurais tant aimé voir tes yeux briller pour les miens encore un seul instant, j'aurais aimer simplement pouvoir et savoir t'aimer.

vendredi 3 juillet 2009

Comme une envie de te dire merci ......

Ras le bol, comme une envie de tout envoyer bouler, de tout balancer et surtout de retourner dans tes bras. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi je n'ai pas le droit d'y être. Je ne te parle pas des raisons raisonnables, mais du pourquoi je n'ai pas le droit d'être et de rester là où j'étais si bien. C'est comme si l'on me montrer le pire pour me rappeler ce qui fut si bon. Je veux revenir à ce moment où nous avions fait l'amour et où tu m'as dit " je suis bien ". Comme une évidence, comme si tu parlais pour nous deux.
Je n'ai plus la force de lutter ici. Je veux te sentir, te prendre dans mes bras. J'ai tant besoin de réconfort, de tendresse et juste d'un peu de vérité, même fugace, même éphémère, surtout éphémère même. Juste retrouver ce bien être lorsque nous étions là-bas.
Tu m'as permis pour la première fois depuis si longtemps de penser à moi, vraiment à moi. C'est surment pour ça que j'ai pu t'aimer. Penser à moi et pouvoir me sentir en accord avec ce que je suis. Malgré mes tentatives de fuite, les fois où j'essayais de me cacher derrière des phrases dont je suis maitresse, tu as su me faire vivre vraiment. Je crois ne jamais pouvoir assez te remercier pour cela. J'espère tellement pouvoir un jour te revoir, juste pour me rappeler que c'est possible, juste pour me prouver que je n'ai pas rêvé, que j'ai bien vécut ce moment si agréable et doux. J'aimerais juste te voir, que tu me sers dans tes bras et que tu me dise encore une fois "fais attention à toi".
Ici, les gens n'imagine pas à quel point je pense à eux, à chaque geste, chaque mot. C'est plus fort que moi, je tiens tant à ne pas les blesser, tant à faire qu'ils se sentent bien que je ne prends pas le temps de penser à moi. Pour eux, je pense bcp à moi, c'est sur ils ne se rendent pas compte qu'ils sont nombreux et que lorsque je ne pense pas à l'un c'est que l'autre occupe mon esprit. Non,ils ne savent pas car tous me disent qu'ils sont là, mais en vérité il y en a si peu qui le sont réellement. En plus, j'ai du mal à savoir qui je dérange, qui je gène dans sa propre vie.... Avec toi, c'était si simple, si bon dans cette seul simplicité. Bien sur, tu as eu un sacré avantage sur eux, nous étions loin de tout. Mais tout de même, comment as-tu fais? Comment as-tu réussi à me rendre si libre et si pleine lorsque j'étais avec toi? Et pourquoi l'as-tu fais? Pourquoi ensuite m'avoir laisser ainsi. Tant envie d'être dans tes bras tout en sachant que je n'y serai plus jamais?
On m'a dit de me battre si vraiment je te voulais. J'aimerai pouvoir, mais je n'ai pas la force, je sens que je m'épuise. Je meurs à petit feu ici, mais a-t-on vraiment le choix? Et même si je me battais, la bataille ne serait-elle pas perdue d'avance? La distance, nos vies et plus simplement, aurais-tu envie que je me batte? Je ne pense pas alors à quoi bon....
... Je pense t'aimer d'une manière qu'on ne m'enlèvera jamais. Tu resteras toujours cet amant qui un jour m'a ouvert sur la vie, cet amant qui aura permis à une enfant perdue devenu trop vite adulte de voir que la vie pouvais être un moment beau et doux sur cette terre brute et agressive. Pour cela, je te remercie. A bientôt dans mon coeur si je n'ai pas la chance de te croiser dans mes rêves.

samedi 20 juin 2009

Ai-je envie d'oublier ou de me laisser atteindre un peu trop ?

Je m'envole...



Je meurs, je m'envole.... tout ça c'est du pareil au même.
Je hurle en silence
Je crie en souriant
Je regarde la vie et je les aide
Du moins j'essaye, pour les garder aveugles...........

Quand tu grandis en moi......

Je souris, je ne sais pas vraiment pourquoi
Je souris pour mes amis, pour ceux qui sont là pour moi, pour ceux pour qui j'ai envie d'être là
Je souris et pose sur mon coeur un état de grâce qui le calme
Je souris et laisse le vent caresser ma peau, la rendre légère, sensible au moindre mouvement d'atmosphère

Je me grise en mon fort intérieur, je me laisse envahir par le souvenir d'un corps qui exalte, d'un corps qui se laisse prendre comme si rien d'autre ne comptait. Je laisse ce frisson me parcourir dans un immense élan électrique qui provoque ce sourire au milieu de mes pensées. J'aime cette sensation que provoque la musique d'une guitare sur une terrasse au milieu de la journée, cette accent que j'entends à côté de moi, ce mot dit par d'autres qui instantanément me transporte à milles lieues.... Extase que je ne maitrise pas, que je ne tiens pas à comprendre.... Comme il est bon de réussir enfin à ne pas contrôler, à simplement se laisser prendre par l'instant au milieu de ces sombres pensées.

Quel paradoxe, mon corps et mon esprit, l'un dominant l'autre cherchant à être dominé.... Est-ce dont ça le secret? Ce rapport de force inexplicable qui provoque en moi tant d'amertume de haine et de plaisir? Je ne hais pas la vie en réalité, je ne sais juste pas comment la vivre.... c'est con au fond.... il suffirait de lâcher prise pour vivre enfin... mais lâcher prise n'est-ce pas aussi abandonner la vie ?
C'est ça que tu m'envois.... un message d'abandon pour vivre enfin ?

Je deviens cette personne que je vois vivre ma vie ou je vie la vie d'une personne qui me regarde ?

Profiter de l'instant, du moment et de l'intensité sans penser à l'avenir.... c'est ça aussi .... grandir.....

Les Dieux nous envient l'éphémère

Je reste là assise à regarder devant moi.... j'y songe, j'y repense, je me souviens, j'essaye de ne pas oublier.
Mais quelle a été la différence? Le contexte ? La simplicité ? ou simplement ce petit rien qui faisait tout ?
Oui, ce rien qui me donnait envie d'exister pour lui... ce rien qui m'a donné la force de croire à l'irréel. C'est étrange comme ce qui devrait être le moins important, voir insignifiant réussit à me griser ainsi, à me retourner dans ma vie.

Je reste là assise à regarder devant moi.... je pense à ce rien, ce rien qui m'a envahit entièrement, ce rien qui m'a prise toute entière. Je pensais m'être déjà donnée, avoir eu l'occasion de me laisser envahir par le plaisir et l'abandon, mais il n'en était rien... et je l'ai découvert au détour de ce moment éphémère... qu'il est bon ce rien.... qu'il est cruel aussi de m'avoir effleuré, enivré avec une telle force pour me laisser ainsi retomber dans la réalité, comme jeter par dessus l'arc-en-ciel où il m'avait attiré...
Je te hais, je t'aime, je t'envie, je t'explore encore .... je te cherche .... je t'espère en sachant que tu as déjà disparu ....

Tu m'avais pourtant prévenu, mais je n'avais pas compris.... ou si, mais il était déjà trop tard...
Tu m'avais pourtant prévenu, les Dieux nous envient l'éphémère .... je le comprend maintenant, mais je te corrige, ce n'est pas l'éphémère qu'ils nous envient, mais la force et l'enivrement que celà provoque... ils sont chanceux de ne pas souffrir de celà, tu ne crois pas ? .... Bien sûr que non tu ne le crois pas, car la souffrance est une sorte de plaisir propre à l'Homme...

Je reste là assise à regarder devant moi,.... j'attends de savoir si ce rien, si ton rien me reviendra un jour.... et la fumée s'envole pour me rappeler qu'attendre .... c'est comme mourir un peu plus vite....

mercredi 13 mai 2009

Soledad


Etre seule au milieu de la foule
Tournée sur soi-même jusqu'à ce que l'étourdissement vienne
Et il vient, les vertiges, la perte d'orientation, la perte de contrôle..... c'est grisant.

Pourquoi rester assise? Regarder le ciel?
Avoir envie de le toucher, le regarder en sachant l'impossible.
Je n'aurai pas le courage, je n'aurai pas la chance...

On me dit que je n'ai aucune raison, c'est surement vrai...
Mais ça change quoi? Ça ne change pas ce que je ressens, mon intérieur, mon moi-même

Plus je m'entoure et plus je m'isole
Je m'attache à ceux qui partent
Et je gâche ceux qui restent

Mon corps, mon esprit .... tout s'embrume, c'est grisant. L'attente, l'envol.... presque un choix.

La nostalgie comme une drogue aux effets bienfaisants et un poison qui se sédentarise dans les veines. Idées noires, je me rends, ouvrez-moi vos bras que je m'y repose et cesse de lutter contre vos portes.

Une étrangère de tous lieux